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Réponse à Lara

Bonjour, 

Hier j’ai partagé avec vous une partie du travail qui est en cours en moi autour de ma matrice de création. 

J’ai des fibromes qui ont été responsables de deux fausses couches. Ça c’est la vision clinique des choses. Chaque fois j’ai eu comme ordonnance une radiographie à faire pour cartographier mon utérus et identifier l’ensemble du réseau et prendre les mesures cliniques adaptées pour me permettre de conduire par la suite des grossesses plus sereines. 

Je n’aime pas les hôpitaux, c’est un fait, je ne tombe pas malade tous les quatre matins mais à cause de ces fibromes et de toutes les conséquences qu’elles ont entraînées, je me suis retrouvée plusieurs fois aux urgences pour finir par perdre mes grossesses.

J’ai 33 ans et je n’entends toujours pas l’horloge biologique qui me dit de me dépêcher même si autour de moi les gens s’affolent. 

Ce que j’entends c’est plutôt qu’il est temps de faire le grand ménage et voir ce que j’ai refusé de voir jusque là parce que je n’avais pas ma force de le faire. 

Je pensais que le ménage était fait, je l’ai pensé plusieurs fois. Mais comme tout  il y a beaucoup de scories. 

Il y a des blessures que je traîne depuis des vies, que j’ai planqué au fond de moi. C’est incroyable l’ingéniosité dont on peut faire preuve quand on ne veut pas voir la vérité. On s’amuse à jouer les équilibriste mais très souvent l’équilibre est précaire et c’est quand on pense avoir trouvé la bonne posture que tout se fend la gueule. 

Je vais citer quelques expériences antérieures pour que vous voyiez jusqu’où on peut aller pour se convaincre que tout va bien. 

Dans une vie j’étais une fille de joie droguée pour qui faire des enfants était juste mauvais pour ses affaires. Pendant mes belles années, je me donnais sans distinction et pour être encore plus attractive, je le faisais sans protection et parfois j’oubliais de prendre la petite potion de l’apothicaire pour éviter les soucis et après c’était l’artillerie lourde que j’utilisais pour me sortir du pétrin.

J’entendais pourtant une voix qui me disait Marina arrête de faire ce que tu fais. 

Dans cette vie là avoir un enfant m’aurait sauvé de mes dépendances et m’aurait rappelé que l’amour que je cherchais tant, le regard que je cherchais tant, je pouvais l’avoir dans le regard de cet enfant que je refusais. Je me disais que je ne valais rien et que finalement qui voudrait de moi avec un enfant.

Dans une autre vie que je vous ai déjà raconté ici, j’ai perdu la vie en mettant mon fils au monde. 

À une époque en Atlantide, je suis morte noyée en attendant un fils.

Dans une autre encore, j’ai fait des enfants pour retenir un homme qui ne m’aimait pas et qui me frappait de surcroît. Et je pense même que cet homme là c’est mon père dans cette vie, mon dos se souvient des coups de ceinture militaire, mais ça c’est une autre histoire. 

Ça en fait une petite dose de trauma lié à la féminité. Et encore je ne les ai pas toutes ressortie mais on a suffisamment de matière pour continuer. 

Quelle a été la blessure initiale ?  C’est la question que Lara m’a posé hier et une partie du film s’est rajoutée.

Je cherchais l’Amour perdu, quelque chose me manquait. J’avais l’impression d’avoir perdu quelque chose de précieux et j’ai cherché dans tous les excès pour le retrouver.

Le sentiment d’Amour éternel, le lien avec quelque chose d’infini, un lien duquel émanait un sentiment de béatitude. Le miroir parfait. 

Mais je cherchais quelque chose dont j’avais peur aussi parce que je culpalisais aussi d’avoir à un moment abandonné ou alors je me sentais abandonnée et je voulais le faire payer à quelqu’un ? 

Quand on a passé le temps à lutter parfois on ne va pas reconnaître qu’on n’avait aucune raison de faire la guerre.

Le retour de l’enfant prodigue, c’est celà. Les errances qui créent la distance qui nous font croire qu’on ne peut pas revenir à soi sont les mêmes qui disent combien il est difficile de vivre loin de soi. 

Quel lien avec la matrice créatrice ? Toutes ces errances et ces choix laissent leur mémoire pas pour nous faire mal mais pour qu’on se rappelle qu’on a fait des choses qu’il faut soit défaire soit finaliser. 

On a gardé pour plus tard parce qu’on ne pouvait pas les gérer au moment des faits, on a utilisé le système D mais le temps a passé et il faut revenir sur le sujet pour faire une mise à jour. 

La plus grande crainte que nous avons c’est de ne pas être Aimé, de manquer d’Amour. C’est pour cette raison qu’on me rappelle toujours de m’aimer parce que c’est ce que j’ai toujours craint.

Ensuite nous avons peur d’être trahi par ceux qu’on aime alors on ne se donne qu’à moitié et on vit la boule au ventre parfois et ce n’est pas qu’une expression

Nous avons également peur de ne pas être à la hauteur ce qui nous freine quand on veut s’engager davantage. 

Ces trois peurs sont en fait le cocktail molotov qui va défragmenter le reflet intérieur de notre Âme. 

Les fibromes c’est une histoire sérieuse mais ils ne sont qu’un amas de choses dont on doit se débarrasser. 

Se pardonner, s’aimer, réapprendre à s’apprécier, prendre soin de nous, nous embrasser avec la tendresse d’une mère dont le baiser efface les bobos, être bienveillant envers nous même, s’autoriser à se montrer forte ou faible, accepter l’aide des autres, en donner, être à la fois une enfant, une mère, une amante et une femme sage : c’est cela retrouver sa féminité.

Toutes ces choses à guérir sont juste les béquilles, les excuses qu’on se trouvait pour ne pas être nous même. Ne nous cherchons plus d’excuses. 

Belle journée 

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