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Messagère guérisseuse

Bonjour,

À quel moment comprend-on qu’il n y a vraiment plus d’espoir?

J’ai vu deux situations qui pouvaient être réglées par des travaux à la différence que pour l’une la situation était vraiment critique alors que pour l’autre une voie subsidiaire était toujours accessible et que faire le choix des travaux était une option envisageable mais pas strictement nécessaire.

Le plus difficile dans le cas critique c’est la révélation qui accompagnait la nécessité de lancer des travaux en urgence mais sans un accord unanime pour des questions de croyance principalement, le pire est arrivé. 

Est-ce que c’était réellement inévitable? Tout le monde meurt un jour et quand l’heure arrive, celui qui s’en va le sait. Est-ce que le malade ici savait que c’était sa fin et que le reste continuait à croire à une rémission?…Qu’est-ce que je raconte? Ce n’était absolument pas sa fin. La vraie allait arriver mais ce n’était pas celle là.

Nous avons nos convictions et nos modes de vie mais la vérité crue a souvent tendance à nous échapper, à arborer des traits qu’on ne reconnaît pas. On grandit en se disant que tout ce qui arrive est bon et que ça devait arriver et que de toutes les façons ce qui doit arriver arrive toujours mais dans les faits, on peut être amené à voir au delà de cette fatalité qu’on prend pour la destinée.

Est-ce qu’on nous a menti? Est-ce que ce qu’on nous a enseigné était faux? Je crois que c’était pour un temps mais qu’à un moment on doit avoir le courage de regarder les choses en face et accepter que ce monde n’est pas fait pour les croyants mais pour ceux qui ont la foi et qui ne détourne pas le regard de la vérité sous prétexte qu’elle n’a pas les airs de ce qu’on connaît.

La vérité crue quand elle se présente ce n’est jamais pour rien. Le malade n’avait plus beaucoup de temps pour qu’on le sorte de là où il était et ce qui me fait le plus mal c’est à quel point il a souffert et quand je parle de lui, je parle de ce qui a été fait contre lui dans l’astral. Les répercussions physiques également étaient difficiles mais ce qui se passait de l’autre côté était atroce…

« Le plus complexe à présent c’est que ça ne va pas s’arrêter là. Le champ est libre pour atteindre la prochaine cible qui était protégée par celui qui est mort. Est-ce que tu vas le lui dire? » Me demande Amrahel

Je ne sais pas. C’est à double tranchant. Le lui dire va très probablement entraîner des discussions très lourdes de son côté et ne pas lui dire peut porter préjudice. Ils pourraient prendre les devants cette fois-ci et c’est toujours mieux que d’attendre. Il est toujours préférable d’agir dans le sens de la vérité.

« Il faut en parler, pour que toi tu sois soulagée de ce que tu sais, la décision qui sera prise par la suite ne sera pas de ton ressort et ne te concernera pas mais au moins préviens. Tu connais l’adage »

Un homme averti en vaut deux. Oui tout à fait cela.

« Et pour l’autre cas, les choses se sont bien déroulées et il n y a pas eu besoin de faire des travaux seule la foi a suffit. Mais ton problème c’est de comprendre comment reconnaître pour celui qui y est confronté que sa situation nécessite plus , c’est bien cela? »

Oui en effet. Je ne suis pas dans la démonstration…enfin maintenant que j’ai compris que ça ne servait qu’à l’égo et que tant que je ne dis que ce que je sais je ne me retrouverais pas à devoir expliquer des choses que je ne sais pas; donc pas de démonstration mais j’aime bien que la personne en face de moi ait toutes les informations utiles pour comprendre sa situation.

Il y a donc parfois des personnes très alertes et qui accueillent sans difficulté ce que je leur dis et deux autres cas: ceux qui veulent vérifier par eux-mêmes ( ce qui est une très bonne chose, moi aussi je le fais) et ceux pour qui c’est tellement gros que ça passe difficilement voir pas du tout.

La première personne chez qui j’ai clairement vu le dernier cas est six pieds sous terre à ce jour. L’incrédulité a aidé à tracer un chemin vers la mort que d’autres avaient initiés, l’une de ces morts que je considère injuste.

Je commence à comprendre pourquoi tu insistes pour que je dise ce que je sais. Quelque soit les cas, ils ne gèrent pas les révélations de la même façon la seule constante est que la décision de ce qu’ils veulent faire de celles-ci les revient entièrement. S’ils choisissent de ne rien faire, je dois respecter leur choix et ne pas le prendre personnellement de manière générale ou me dire que je perds en crédibilité (oui je me suis fait ce genre de réflexion complètement immature).

Quand les choses se passent bien on se réjoui mais on a un pincement quand ça tourne au vinaigre. Le but n’est pas de convaincre mais de dire les choses et laisser l’autre camp choisir sa direction en toute âme et conscience et connaissance.

Merci Amrahel de m’avoir aidé à y voir plus clair.

« N’oublie jamais que tu n’es pas là pour convaincre ni jouer les intéressantes mais pour transmettre sans transformer ni rien d’autre. Tu es messagère guérisseuse, fais simplement ton œuvre. »

Merci Amrahel.

Belle journée 

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